09-12-28

Brunch de Noël #2

Un deuxième brunch familial, celui-ci avec des tantes, un oncle et une grand-mère rajoutés, se déroula au restaurant de l'Institut de tourisme et d'hôtellerie du Québéc, à Montréal. Ce sont des étudiants, des moniteurs et des enseignants qui prennent en charge le restaurant (comme l'hôtel qui se situe à la même adresse) dans tous ses aspects, moyen intéressant d'appliquer les notions acquises lors des études. Le bâtiment ayant récemment été rénové, la salle est très jolie, vaste, ouverte, moderne et bien illuminée; bien des restaurants doivent être jaloux de cet espace. Le menu est plutôt simple (j'étais déçu): oeufs, crèpes, gauffres et autres déjeuners standards. Mais, on dit toujours quand la plus grande élégance est dans la simplicité, donc je gardais certains espoirs.


Des oeufs bénédictines au saumon fumé m'ont vite fait oublier mon dernier débâcle. Un muffin anglais beurré et croustillant était la base idéale pour l'oeuf délicatement poché, la sauce hollandaise étonnamment exquise (j'oserais même dire qu'ils la font eux-mêmes, ce qui est très rare) et les notes aigües du saumon. Seul reproche: le saumon n'était pas de qualité supérieur. Mais à 8,50$, on ne se plaint pas trop. Les pommes de terre rissollées étaient égalements plaisantes, tout comme une petite salade mesclune aux agrumes.

Une gauffre se voit sauver par son accompagnement de pacanes, de bananes et de caramel, qui forme une tout sucré, aux effluves de beurre. La gauffre en tant que tel est un peu trop consistante, ayant passé un peu trop de temps entre le gauffrier et l'assiette.

Le pain doré, aux pommes caramélisés, est bel exemple de ce déjeuner traditionnel. Une croûte bien croustillante, salé de beurre, contre une chaire crèmeuse et onctueuse en font une belle bouchée.

Institut de tourisme et d'hôtellerie du Québéc
3535 rue Saint-Denis
Montréal

Brunch de Noël #1

Vu qu'on fêtait notre Noël en famille le 26 cette année, mes parents, mon frère et moi nous sommes trouvés, le 25, avec pas grand chose à faire. Comme je le fais souvent, on a voulu combler ce vide en mangeant, même si on était un peu paresseux (et à court d'ingrédients). Heureux compromis: aller bruncher au resto. La fermeture de la majorité des commerces restreignant nos options, Elgin Street Diner fut le choix final. Il semblerait que d'autres aient eu la même idée puisque le restaurant était plein de familles, de jeunes couples et d'amis, tous témoignant de la jovialité du temps des fêtes.


Une frittata aux saucisses, tomates, poivrons et mozarella s'est avéré plutôt ordinaire, reflétant la médiocrité des ingrédients. Les oeufs formant la base étaient trop lourds et secs pour me distraire du contenu qui, à chaque bouchée, évoquait le goût embêtant d'une sauce tomate commerciale.

Plutôt attirant sur le menu était le rissolé de pommes de terres, de poivrons rouges, d'oignon et de saucisses, avec deux oeufs pochés et une nappe de sauce hollandaise. Le goût sucré des oignons, présent à travers le plat, jouait bien contre la richesse et le sel de la sauce et des saucisses, richesse qui aurait été encore plus profonde si les oeufs n'avaient pas été trop cuits, et que le jaune avait pu imbibé le tout. Les pommes de terres étaient aussi bien tendres et légèrements croustillantes par endroit, très bien.


C'est moi qui aie remporté le prix du pire choix. Des oeufs bénédictines au sausage biscuit suscitait des images d'un biscuit frais, tendre et chaud supportant une boulette de saucisse succulente. J'ai plutôt été présenté avec ça. Une assiette presque vide avec un biscuit sec et farineux, une espèce de rondelle congelé de saucisse pané, insipide et grumeuleux, avec des oeufs froids, encore trop cuits. C'est rare quand je dois me forcer pour finir mon assiette. Heureusement, mes parents et mon frères, toujours soucieux de l'humeur fragile du bébé dela famille, m'ont laissé prendre des bouchées dans leurs assiettes. J'avais aussi un gros Coke diète, ultime consolation.

09-12-27

Quel beau pain

Au romarin et à l'ail grillé. Déliceeeeeeuuuuuuuux.

Retour chez Huong's

Oui, encore chez Huong's. J'avais faim et je n'avais pas envie de trop dépenser. Ce qui est malheureux c'est d'y aller avec des amis qui n'ont pas faim (même si c'est eux qui aient proposé d'aller au resto), et qui te regardent finir tes assiettes à maladroits coups de baguettes.



J'avais déjà mangé une salade au poulet à un restaurant vietnamien à Montréal, pleine de coeurs, de foie, de reins: un délice. C'est un peu différent ici, mais tout aussi délicieux. Du choux, des carottes et de la papaye, tous hachés finements avec des lanières de poulet (viande blanche et brune), avec des arachides, de la lime et de la sauce de poisson. Légère, rafraîchissante et croustillante, c'est une salade que je risque d'inclure dans mes habitudes alimentaires futures.

Un met simpliste, mais au combien satisfaisant: du riz, du poulet BBQ et une côtelette de porc BBQ. La viande est longuement mariné et goûte de toutes ces saveurs typiquements vietnamiennes. La croûte est également caramélisée, allant de pair avec la chaire tendre. Cette photo a été prise avant que je déchiquette le tout, le noie dans de la sauce de poisson et dans de la sauce forte. C'est moins joli, mais délicieux.

Mes complices choisissent la soupe, un pho au boeuf, tout simplement. Je n'y ai pas goûté (mes assiettes déjà assez grosses), mais ils semblent dire que c'est leur pho préféré. Ça reste à voir.

09-12-26

Prenez votre temps chers chameaux...


Le temps passe vite, oui effectivement le temps passe vite. Après 60 secondes, une minute s’est déjà écoulée et c’est une minute de perdue ou je suis ni sur mon vélo, ni en train de découvrir de nouvelles recettes aux pacanes ou ni en train d’étudier…120 secondes et c’est deux minutes d’écoulées… je suis ni en train de planifier le menu pour notre party de fille au chalet, ni en train de magasiner dans les mégas foules du « boxing day », ni en train de juger l’état des routes après le verglas de la nuit passée… Tout ce temps de perdue et je suis simplement en train de penser comment le temps passe rapidement... comment le temps est cruel et comment il s’échappe avec toutes ces opportunités, comment il vole aux enfants leur innocence et aux plus vieux leurs dents et leur sens du goût… le temps passe et je réfléchis à ce que Romain Gary écrit dans « La vie devant soit » : Monsieur Hamil m’avait souvent dit que le temps vient lentement du désert avec ses caravanes de chameaux et qu'il n'était pas pressé car il transportait l'éternité… c’est jolie. La fin de l’année 2009 tire à sa fin, mais vraiment la, soit dans 4 jours… je pourrais calculer combien sa fait en heures, minutes et secondes mais de toute façon, par le temps que j’ai finis, mes calculs seraient incorrects… pasque, malgré qu’ils ne soient pas pressés, les chameaux ne s’arrête pas dans le désert pour me laisser le temps de calculer… c’est cruel de même le temps.

Au niveau culinaire (pasque c’est quand même un blog culinaire…), l’année 2009 était parsemée d’événements décisifs comme la fin de mes deux cours de cuisine obligatoires (aussi nommés science des aliments II et production alimentaire de masse). C’est une étape importante de franchie dans ma quête pour peut-être un jour devenir diététiste. Au printemps, il y a aussi eu mon obsession pour les muffins sans tunnels, apparemment les petites poches d’air dans les muffins seraient indésirables dans l’industrie et signe que le cuisinier aurait trop mélangé la pâte. Moi, je les trouve délicieux les tunnels et j’ai conclus qu’ils rajoutent un peu de caractère et de légèreté au produit final. Vive les tunnels! L’été 2009, c’étais les moules, les moules dans la crème, la bière, le vin blanc et les sauces aux tomates et cari. J’aime les moules et elles m’aiment. Effectivement, elles sont faciles à réussir, suffit de les cuires suffisamment et de couper l’alcool avec de l’eau ou de la crème... En plus, elles nous indiquent qu’elles sont prêtes quand elles s’ouvrent et que la chaire devient légèrement orangée. Elles ne sont cependant pas particulièrement attirantes ces petites bêtes… elles prennent des airs d’organes génitaux féminin ridés et fripés : il ne faut pas les regarder longuement, juste ouvrir la bouche et avaler : miam. J’ai aussi, en 2009, commencer à utiliser du lait écrémé dans mes céréales, le lait moins gras devient plus froid et c’est meilleur avec les céréales, selon moi. Pour le café, j’utilise du 2% ou, encore mieux, du lait de soja à la vanille. On m'a fait découvrir la délicieuse boisson de soja au Café les Quatre Saisons à Chelsea : après une balade dans le parc, c’est l’endroit où aller. D’autres hits de l’année 2009 : les pacanes, le beurre d’arachides et les bananes, le yogourt Liberté, la crème glacée Coaticook du Québec, etc. J’ai aussi découvert mon intolérance pour les avocats, je ne la comprends toujours pas celle-là : j’ai des crampes insupportables après avoir mangé des avocats tranchées dans une salade mais le guacamole dans mes fajitas, sa c’est correct et je ne ressens rien. Bizarre.

En 2009, j’ai aussi repris contact avec Ricou et il m’a initié au blog, merci. Merci pour me faire découvrir tes expériences culinaires dans les restaurants de la région de la capitale et j’espère que l’année 2010 te réserves autant de belles expériences bucales.

09-12-16

Ahora


Un dîner entre copains, y compris Ali, devait se dérouler ce midi. Déroulé, il se fut. L'objectif original était le centre-ville hullois, malheureusement trop bondé de la main d'oeuvre de la fonction publique. Ahora fut choisi comme plan de secours, l'autre bord de la rivière. Petite cafétéria mexicaine située dans un sous-sol dans le marché, c'est néanmoins pas trop sombre comme endroit, gaiement coloré comme il est typique dans ce pays. Nous débutons le repas avec quelques boissons gazéifiées provenant de l'Amérique latine. Des Jarritos pour Vincent et Jérôme, un à la lime et l'autre au melon d'eau. Opinion? « Ça goûte la sloche. »


Un Inca Kola pour moi (diète non-disponible). Je m'attendais à un cola fait avec du vrai sucre ou, mieux encore, du sucre de canne, mais non. Ça s'apparente plutôt à la saveur sucrée-vanillée du crème soda, mais avec une longueur fruitée. J'aurais aimé ça à 8 ans.


Jérôme et moi choisissons le plato ahora, soit un burrito gratiné avec poulet ou boeuf, guacamole, haricots noirs, crème sure et salsa. C'est froid, pas seulement tiède. Et voilà une erreur qui est assez impardonnable, surtout quand l'établissement et n'est pas plein de moitié. Le tortilla a eu le temps de s'imbiber de tous les jus et sauces, devenant flasque et gluant. Le riz n'est pas plus chaud, mais sec et insipide. La salade simple et fraîche n'est pourtant guère inspirante, malgré des beaux morceaux d'avocat (que je ne puis manger, vu ma malheureuse allergie).

Voici le contenu du burrito, que j'ai pris au steak. La portion est généreuse et bien assaisonnée, mais la viande n'est pas de la meilleure qualité et évidemment pré-cuite, donc plutôt sèche. J'ai à peine remarquer les haricots intacts (je m'attendais à des refritos) ou le reste des ingrédients. Le fromage semi-fondu rajoutait un peu de gras et de goût, mais ne sauvait pas une plat gâcher par sa température.

Vincent a pris les enchiladas, servis en trio. Comme des petits burritos avec moins d'ingrédients.

Attirée par les jolies photos de viande du menu, Ali choisit le plat de pollo asado, soit de poulet rôti. Le poulet est assaisonnement identiquement au boeuf, mais se voit pourvu d'une croûte caramélisée, appétissante à la fois au niveau du goût et de la texture. Un peu sec oui, mais avec un peu de lime et un peu de sauce, je crois qu'elle a fait un bon choix. Remarque: son assiette n'était pas froide comme celles de Jérôme et moi.

Un des aspects amusants de l'endroit est le bar à salsa, où on retrouve des sauces piquantes, fortes, du pico de gallo, des oignons, des jalapenos et même de la coriandre fraîche. Tous les restaurants devraient avoir des bar à salsa.

Ahora reçoit beaucoup de presse positive. C'est un petit endroit modeste et inusité, simple et rapide, qui utilise des ingrédients frais et colorés. Ça aide aussi que la cuisine mexicaine est plutôt populaire. Cependant, très rares sont les bons restaurants mexicains dans cette ville (je n'en connais pas). Dans mes rares voyages dans le sud états-uniens, j'ai fréquenté des restos mexicains qui m'ont laissé bouche bée. Mais Ahora ne s'y compare pas, du tout. Il est donc bien possible que ce soit le meilleur resto mexicain en ville, seulement parce qu'il n'y a pas de bons restos mexicains en ville. Plusieurs diront que c'est plus authentique qu'ailleurs, etc. Oui et non. Les saveurs évoquent davantage le mexique que Mexicali Rosa, disons, mais le menu est plutôt restreint, se limitant souvent à des tortilla de la viande et du fromage, réorganisés de quelques façons différentes. J'aimerais voir un restaurant mexicain qui explore la riche tradition culinaire de ce pays, et qui en fait ressortir les vrais bijous gourmands, pas seulement les trucs auxquels on est habitués.

Mais bon, tant que votre assiette est servie chaude, vous sortirez d'Ahora avec le ventre rempli d'un sympathique repas, pour pas cher.

Ahora
307 rue Dalhousie
Ottawa

09-12-13

Ju Xiang Yuan

Mes parents et mon frère étaient sceptiques quand je leur ai suggéré d'aller manger à un restaurant chinois. La réputation faite aux restos chinois n'est pas des meilleures. Mais on parle en bien de Ju Xiang Yuan, on dit même que c'est plutôt authentique. Je les ai donc persuadés et, comme d'habitude, j'ai eu raison de le faire. Sachez, par contre, que, ne connaissant rien de la cuisine chinoise, sichuanaise ou cantonaise, je ne sais pas trop comment composer un repas chinois. Donc je vous demande pardon si j'ai eu l'air d'avoir commandé n'importe quoi.


Ci-haut, des dumplings (on peut dire boulettes en français, mais le terme porte à confusion) au porc avec sauce aux arachides. Le porc était juteux et salé et la pâte l'entourant mince sans être gluante. La sauce au goût sucré d'arachide faisant un beau contraste, mais le sucre granulé (vous pouvez le voir si vous faites agrandir la photo) rajouté sur le tout n'est pas du tout nécessaire, atténuant les autres saveurs.

Un assiette d'aubergines et de lanières de porc est plus équilibrée, jouant entre l'aigre et le doux. La texture des aubergines est vraiment en primeur ici, douce et soyeuse, bien imbibée de sauce. Le porc donc un peu de consistance au plat.

Des crevettes kung pao faisaient bon usage d'un frais et agréable crustacé. Faites attention aux piments: frits et croustillants, ils s'allient à un soupçon de gingembre pour rendre ce met très épicé.

Ce plat de poulet à la sauce aux haricots noirs, servi grésillant, était l'étoile du match. Je ne sais pas trop quelles parties du poulet ils ont utilisées, mais les morceaux étaient tendrissimes au point que j'aurai eu de la misère à les identifier si je ne les avais pas commandé. La sauce, plus salé cette fois-ci, agissait en bon complément.

Un sauté de fèves avec des miettes de porc paraît assez banal sur le menu. Or, les fèves sont croquantes, sucrées et salées aussi par le porc et son gras, comme des petites succulentes miettes de bacon. Elles baignent aussi dans une huile au chili légèrement parfumée. Je pense que j'aurais mangé plus de légume quand j'étais petit s'ils avaient été servis comme ceci. Sacrés parents.

Le boeuf sichuanais était plus salé que les autres, et bénéficiait de l'usage d'huile de sésame, et aussi des petites rondelles de chili parsemées çà et là. Avec du riz, c'est un met plus que satisfaisant, mais, comparé au reste de notre repas, rien d'épatant.

Un succès, selon moi. On est repartis le bedon plein, mais aussi avec une nouvelle appréciation pour la cuisine chinoise et, dans mon cas, une curiosité accrue. D'autres visites sont à venir (je dis ça pour presque tous les restos que je fréquente, c'est vrai).

Ju Xian Yuan
641 rue Somerset Ouest
Ottawa

09-12-12

Finito Potato







Finito Potato!! Eh oui, fini les cours de cuisine, fini se lever tôt les samedis matin, fini les filets à cheveux, fini les pantalons noirs trop serrés à la taille mais pas assez serrés partout ailleurs : le cours de Production Alimentaire de Masse s’est terminé aujourd’hui et je dois dire, tout en beauté.
Nous avions comme consignes, moi et mes partenaires, Sébastien et Champion (Champion y s’appelle vraiment quelque chose d’autre mais bon… champion c’est plus l'fun a dire) de faire des Spanakopitas, des brochettes de poulet Satay avec une sauce aux arachides et des croquettes de poissons. Les recettes de poulet et de croquettes devaient être multipliées 4 et 3 fois respectivement et le tout devaient être prêt pour 11h45 afin d’être servi comme entrées chaudes. C’est la première fois que l’on cuisinait pour autant de gens (un buffet pour une centaine de personnes) et l’on a finalement compris le sens de production alimentaire de masse. Quand je suis entrée vers 9h00 ce matin, au collège Algonquin, l’air était imprégné de frénésie et de nervosité, l’on courait dans tous les sens à la recherche d’ingrédients manquants, d’épices, d’outils quelconques ou d’un professeur pouvant expliquer une certaine technique. Mais, nous avions un plan! Oh oui, et tout un plan en plus de sa : chaque membre avait des tâches et un horaire à respecté afin de favoriser la concordance des produits finaux.
Malheureusement… le plan a échoué, il fallait s’en attendre : j’étais en train d’hacher les oignons pour la sauce aux arachides quand le professeur, exaspéré d’une question sotte que je lui aurais posé, m’a montré du doigt la continuation de la recette... sur la page suivante… impossible de dissimuler la déception dans son ton de voix ou encore, mon couinement horrifié.
J’avais oublié près de 5 ingrédients et je n’étais pas en train de suivre la bonne procédure (t*barn*k!!!) C’est à cet instant même que mon alter ego « Ali Fierce », ou j’aime aussi « Ali l’impitoyable », s’est manifestée… a vrai dire, elle a paniqué puis s’est manifesté. Je courais d'un bord de l'autre de la cuisine à la recherche d'ingrédients et, surtout, d'aide, je coupais, je broyais et j'ai aussi woké...
Disons que j’ai comme l’habitude d’être un peu contrôlante dans la cuisine, ce n’est pas super bien et j’en suis consciente. C’étais difficile de me concentrer sur mes tâches plutôt que de constamment « guider » les autres… mais mes coéquipiers assidus ont gardé leur sang froid et se sont montré rassurant, productif et efficace (merci!!!). Oui, nous avons légèrement excédé la limite de temps mais l’expérience s’est quand même montrée enrichissante et profitable. Et quel bonheur quand nous avons eu de bons commentaires de la salle à manger!


En fait, toutes les équipes ont bien performées : les résultats étaient délicieux, je n’ai rien goûté de fade et comme vous pouvez le voir des photos que j’ai prises, l’attention était aux petits détails. Oui le beurre et la crème coulait à flot mais l’ail aussi et la coriandre et le zeste de citron… je dois dire que le menu avait bien été sélectionné, il y en avait pour tous les goûts : salade de fruits au quinoa, salade au épinards, humus et crudités, pain frais anisé, saumon poché, moules, crevettes grillés, raviolis frais à la sauce rosé, sauté aux légumes et tofu, poulet chasseur, légumes juliennes, tartelettes à la crème pâtissières et nos fameux brownies au beurre et miettes de pacanes (quoique la « batch » d’aujourd’hui était beaucoup mieux réussi : bravo les filles!).

Sur ce, je dois maintenant aller étudier pour l’examen de nutrition communautaire, passez tous une belle semaine et gâtez donc votre bedon : c’est l’une des façons les plus faciles de mettre un sourire sur son visage :) (surtout si vous êtes, comme moi, en période d’examen)











09-12-08

Bistro Saint-Jacques

J'avais prévu aller au Bistro Saint-Jacques avec Ali, mais elle se désista malheureusement au dernier moment, fin se session oblige. Gourmand (et indolent étudiant) que je suis, je n'ai pu résister d'y aller quand même, accompagné plutôt de mon père.


Ce nouveau resto hullois se trouve à une addresse qui a vu passé plusieurs bon restaurants depuis les années. Ce changement perpétuel d'occupant est symptomatique de la situation de la restauration dans le centre-ville hullois. Les midis de la semaine, il y a des dizaines de milliers de fonctionnaires qui déambulent les rues à la recherche de repas. À l'heure du souper, en revanche, l'heure où les restaurants font habituellement la majorité de leurs recettes, ces mêmes rues sont vacantes. Quelques commerces comme le Twist ou le Piz'za-za, sont bien fréquentés en tout temps, mais ils constituent l'exception (même le Twist semble se tranquiliser dernièrement).

Mais le BSJ fait tous les efforts pour renverser ce sort. La salle à manger est simplement élégante, nappes blanches et beaucoup de lumière. Le service aussi est attentif, professionel et le menu donne appétit. À regarder ce restaurant, on se dit que ça devrait marcher. Et le repas me laisse du même avis.

Nous prenons une bière pour commencer notre dîner, une Griffon Rousse. Sombre, douce et crèmeuse, elle n'est pas trop houblonnée et se boit très bien avec un repas, dans mon expérience. Elle est, pour moi, le lait des bières.

Un panier de pain, un peu trop pâteux, se voit accompagner d'un beurre aux légumes. D'allure plutôt remarquable, le goût est tout aussi impressionnant. Un beurre de qualité, un peu sucré, très crémeux, est accentué par des notes végétales et d'épices. Je dirais courge ou potiron avec une pincée de cannelle ou muscade. La texture mietteuse était aussi particulière, fondant particulièrement bien sur la langue.

La soupe du jour, à 7$, était en ce mardi un potage de carottes, pommes et de poivre. Parfaitement assaisonnée, n généreux zig-zag d'excellente huile d'olive enrichissait aussi cette soupe veloutée à souhait. La pomme et la carotte se combinait pour créer une seule saveur, sucrée et acidulée, qui rappelait presque une soupe au tomate. Un dix sur dix.

Sur le menu des spéciaux, on retrouve une omelette aux tomates, brie et prosciutto (12$) choisie par mon père. Je dois m'admettre souvent déçu par les omelettes au resto, que je trouve trop souvent sèches et déplaisantes à mâcher, ou au contenu mal réparti ou peu goûteuxé. C'est le contraire ici. Les oeufs atteignent l'équilibre entre la délicatesse et le tangible, et les ingrédients se goûtent à chaque bouchée. Des gros morceaux de prosciutto d'évidente qualité rendent au plat une riche et enivrante saveur de porc, avec un brie subtil, fondu et crémeux qui nous amènent aux paroxysmes de la texture, avec finalement des tomates cuites dont l'acidité coupe la décadence de l'omelette. C'est probablement la meilleure omelette que j'ai mangé en ville.

Je choisis leur club sandwich (13$), servi aussi avec frites et salades. J'aurais pu choisir un autre accompagnement, question de goûter au plus de choses possibles. Mes excuses. Des fois il faut penser à soi et, après avoir vu ces frites à une table voisine, je n'ai pu résister.


Le sandwich comme tel est composé de bacon à l'érable, de tomates, de cheddar âgé et de confit de poulet. Ils y mettent aussi de l'avocat, mais j'ai dû demander qu'on l'enlève, faute de mes allergies (tristeesssseeeeeeeuh). Constat étrange: une seule tranche de pain était grillée, probablement une erreur. J'aurais préféré si les deux tranches avaient été chaudes et croustillantes, mais bon. Le reste du contenu n'a guère déçu: le poulet est tendre et succulent, le bacon bien fûmé et avec un soupçon d'érable, le tout agglutiner par le cheddar fondu, bien fort et bien bon. Une mayonnaise maison et les mêmes bonnes tomates que dans l'omelette assurent que le sandwich ne déssèche pas trop le palais.

Les frites aussi étaient trop bonnes. Bien salées, bien croustillantes, légères et fines au point où l'on croirait pouvoir en manger tout l'après-midi.

Un tel dîner exige d'autres visites, donc, Ali, on peut y retourner. J'espère aussi que d'autres y iront ou retourneront. Le 51 rue St-Jacques a trouvé un très bon locataire, et il faudrait bien l'encourager à y demeurer.

Bistro Saint-Jacques
51 rue Saint-Jacques
Hull

09-12-07

House of Cheese


Je vais profiter de cet instant pour vous rappeler que je ne fais que commencer mon cheminement vers l'omniscience gastronomique. Prenons le fromage par exemple: je ne le connais pas très bien. Mais je l'aime, et veux le connaître. Je suis donc passé au House of Cheese, où le sympathique commerçant m'a recommandé quatre fromages pour l'anniversaire de mes parents. Ci-haut, un cantonnier, fromage québécois demi-ferme fait de lait cru. Il s'apparente un peu au Oka au niveau de la texture, mais sans le parfum piquant et plus acidulé.


Ensuite, il m'a suggéré un gouda fumé canadien. Les effluves de fumée traversait le plastique mais ne commandaient pas à l'excès dans la bouche. Je l'ai incorporé dans un somptueuxmacaroni au fromage le lendemain de la fête.

Un Saint-Honoré fait au Québec était mon préféré. Un fromage double crème, il est riche, onctueux, bien salé et superbe, juché sur un morceau de pain. J'ai bien peur qu'il y a d'autre Saint-Honoré dans mon avenir.

Finalement, j'ai dû choisir un cheddar de lait cru âgé quatre ans, plaisir auquel je ne sais résister. La texture était parmi les plus belles que j'ai vues pour un cheddar, s'émiettant volontiers et granuleux presque comme un parmesan. Très fort, il se dénotait aussi par une saveur plus complexe que j'en ai l'habitude, un Perron, par exemple. Quand ma connaissance des fromages sera plus avancée, je saurai mieux vous décrire le goût de ce fromage particulier.

Ça fait trois jours que je mange du fromage délicieux, et il me semble que c'est une habitude que je pourrais très facilement adoptée. Je vous conseille vivement de visiter le House of Cheese, en hésitant surtout pas à demander conseil.

House of Cheese
34 Byward Market Square
Ottawa



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