10-01-10

Montréal: Bocadillo

Peut-être par mesquinerie, quelques-uns de mes bons amis ont décidé d'habiter loin de moi. Malgré cette égoïsme, je les visite, quand c'est possible. Jean, qui fait feu et lieu à Montréal, est heureusement assez près pour que je puisse le visiter à des intervalles plus ou moins courts. Comme moi, il a souvent faim et d'assouvir cette faim en mangeant.


Si vous êtes futés, vous aurez deviné que j'ai visité Jean cette fin de semaine. Après s'être brièvement salués, on a aussi rapidement déterminé qu'on devait manger. Dix minutes plus tard, on se trouvait à Bocadillo, soit un petit casse-croûte vénézuélien auquel Jean m'avait déjà initié. Plusieurs images entourent le menu au mur et facilitent le choix, surtout pour les analphabètes.


Jean prend un sandwich de carne mechada, espèce de boeuf cuit longuement avec des épices, tomates et piments. Le pain est d'abord très bien. Sa structure permet de bien contenir sa charge humide. Cette solidité ne le rend pas inopportun: il est léger, et contribue à l'ensemble. La viande est un peu sèche cette fois-ci, me fait savoir mon ami. Dans le passé, elle avait été juteuse, avec un goût acide des tomates et bien parfumé du reste de ses agréments. Il y a un peu de mayonnaise aussi, un supplément toujours bienvenu. C'est, en somme, bon.

Pour ma part, je choisis un empenada au boeuf, espèce de pâtisserie frite et fourrée.

Le boeuf est le même que dans le sandwich, mais moins sec. L'enveloppe est faite à partir de farine de maïs, tradition vénézuélienne, lui donnant un goût sucré. La première bouchée me brûle le palais. Blablabla la patience est une vertu. Les autres sont moins douloureuses. C'est quand même bien: la croûte craque et le contenu est succulent. En se refroidissant, ça s'atténue pourtant. La pâte à l'intérieur devient plus... pâteuse. J'ai hâte de terminer. Je vous conseille d'en partager un. Ou peut-être devraient-ils servir ça avec une sauce, je sais pas.

Je poursuis avec un arepa au rôti de boeuf et au fromage. L'arepa déisng cette espèce de poche de pain sans levure, aussi fait à partir de farine de maïs. Je me rends vite compte que ça goûte plutôt comme mon empenada.


Le boeuf est différent par contre, une tranche de rôti d'un demi-centimètre. Il est plus sec, un peu plus coriace. Quand on a un sandwich avec quelque chose de coriace à l'intérieur, on a aussi un risque de déchirer violemment et subitement un morceau, et de faire éclater le tout sur son gilet. Je n'aime pas trop avoir peur en mangeant. Heureusement, j'évite une telle dédale et j'apprécie la sauce, plus sucrée et intéressante, et le fromage, au goût subtil, donnant un peu de richesse crèmeuse. Mieux que l'empenada.

C'est plaisant de voir la cuisine rapide des autres cultures. Cette fois, on en est sorti le ventre plein et sans trop de protestations. Satisfaction. Un seul problème: on sentait l'huile de friture et la viande. Ce parfum nous a suivit tout l'après-midi. J'ai hâte à l'été, où on pourra prendre ça pour emporter, achetant peut-être une bière pas loin et s'asseoir dans un parc. Wow.

Bocadillo
3677 rue Saint-Laurent
Montréal

1 commentaires:

Hugo

Porur la empanada, Je vous recomende la manger ave la sauce de mayonesse et ail, Out chili mexicane si vous aimes le spice.

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