10-03-28

Des poutines

Même si on fréquente la même université, ça faisait un instant que je n'avais pas vu Mathieu G (pas le Mathieu du post précédent). Mais je l'ai vu jeudi. Accompagné de Milan et autres personnages, il est venu Aux 4 Jeudis, où je gérais habilement les platines, et on a parlé et ri. Il m'a fait part d'une idée de blogue qu'il entendait mettre sur pied, soit un blogue où l'on trouverait exclusivement des palmarès. « Bonne idée. » Idée de palmarès? « Les meilleurs poutines du coin. » « Bonne idée. » Après un échange de numéros, on se fixa rendez-vous pour le lendemain, jour durant lequel se déroulerait une escapade gourmande à la recherche des bonnes poutines de la région.


Nous avons tenu notre engagement mutuel et dès 14h on se trouvait déjà à proximité d'une friteuse, de sauce brune et de crottes de fromage. Notre but était surtout de comparer les poutines qu'on comptait généralement parmi les meilleures de la région, exercice que j'avais déjà tenté, avec moins de lucidité, avec Vincent et Mathieu. Cette fois-ci, on a fait ça avec sérieux.
Pas trop de sérieux quand même. Premier arrêt, la Patate Dorée (153 rue Eddy), institution hulloise. La poutine est jolie, les frites bien colorées, bien que pas trop croustillantes. La sauce a un goût net et une texture onctueuse. Une légère note sucrée émane du tout.

Un de ses traits la démarque: le fromage fond. Le fromage fond et figurent dans chaque bouchée les bonnes proportions de chaque ingrédient. C'est un très bon départ à notre périple.

On passe ensuite chez la Pataterie Hulloise (303 St-Joseph), autre figure éminente en matière de poutine. L'endroit porte un certain cachet dans mon cas. Petit garçon, j'y allais souvent avec mon père et mon frère, prenant toujours un jus de raisin (très artificiel), deux hot-dogs avec bacon et ketchup et des frites. C'est seulement plus tard que j'ai commencé à manger leur poutine, que j'ai toujours appréciée, et que Vincent et Mathieu ont préférée lors de notre dernier affrontement de poutines.

Mais cette fois-ci, ce ne fut que déception. Les frites sont, comme toujours, huileuse, croustillante, parfaitement cuites et sucrées: je les aimes. La sauce gâche un peu la fête: elle a un goût amer, presque brûlé, qui évoque l'odeur de vieille huile à friteuse qui accable l'endroit. Même les crottes de fromages bien caoutchouteuse n'ont su la sauver. Malheureux échec.

On poursuit chez Gaga Patates (1123 St-Louis, Gatineau), l'équivalent gatinois de la patate dorée. Mathieu G me promet que c'est une excellente poutine. Je le dévisage avec méfiance et dégoût. Mais c'est une très bonne poutine. Vous noterez qu'elle semble quelque peu innondée de sauce: elle l'est. La sauce est excellente ici, crémeuse, savoureuse, avec des petits flocons d'origan, qui ajoute un goût curieux, mais bienvenu.

Les frites sont quelques peu ramollies par la sauce, et le fromage ne fond pas, mais le tout est riche et satisfaisant. Une expérience distincte des poutines précédentes, mais très appréciées. La proximité de Gaga Patates est un des rares avantages à vivre à Pointe Gatineau, je crois.

Puisqu'on ne s'en fait pas trop pour notre efficacité dans les déplacements, on revient sur Saint-Joseph visiter Patates Frites Chez Réjean (204, St-Joseph). La poutine est servie avec un couvercle. Une belle et heureuse surprise.

On a eu le plaisir ici de rencontrer les frites les plus croustillantes de l'après-midi. La sauce était similaire à celle de la Patate Dorée, peut-être un peu moins épaisse, mais insuffisante, au point où les dernières bouchées étaient presque sèches. Mais le reste est très bon. Le fromage est pas trop remarquable, mais est adéquat.

Bon. Outre la Pataterie, les poutines ont chacun leurs avantages, leurs lacunes. Mais parlons prix. Réjean? 3,75$. Gaga? 4$. Pataterie? 3,85$. Patate Dorée? 2,25$. Avec quatre portion plutôt égales, Patate Dorée présente une aubaine remarquable. Ce qui lui donnerait, selon moi, l'avantage crucial.

Mais les autres poutines sont (habituellement) bonnes. Merci à Mathieu G pour l'idée et la compagnie.

10-03-27

Amiral Restaurant

Salut là! Est-ce que vous vous souvenez de Mathieu? C'est mon ami, on a mangé des shawarmas ensemble. Bien, voilà, cette consommation de shawarmas est devenu, il semblerait, une rite chez nous deux, rite qui se déroule le vendredi soir. Avant hier, ce rite incluait toujours visite chez un certain Marroush. Mais le 26 mars 2010, nous nous rendîmes ailleurs. Ailleurs, c'est Amiral Restaurant (365 boul. Taché, Hull). Vivement conseillé par notre ami Simon (alias SG, dit le Tueur), cet établissement se révèle agréable à visister, contrairement à son répugnant prédecesseur Yummy's. Gentiment accueillis par un moustachu roux, nous passons à l'acte de la commande, prenant chacun pommes de terre à l'ail et shawarma au poulet, mais lui en grand format, et moi en petit. De retour à la demeure de mathieu, on déballe. Ci-haut, voyez la différence. Il y a effectivement un shawarma plus grand que l'autre.


Ici, on voit les patates avec son agrément de sauce à l'ail. La sauce est crémeuse, salé (ce qui la distingue de la sauce plus aigre de chez Marroush) et bien rehaussée d'ail. Les patates, elles, sont moelleuses et légères, faciles à manger et excellentes. C'est un net avantage sur Marroush, même si on les aurait appréciées avec un peu de croquant, c'est patates. Passons au sérieux.

Je suis sérieux quand je dis que c'est un bon shawarma. D'abord, il est grillé, lui attribuant un supplément en texture et, du même coup, l'empêchant de devenir trop imbu de sauce. La portion de sauce est aussi idéale, ne trempant pas le pita.

Les ingrédients sont frais, bien répartis et se distinguent en bouche. La construction du shawarma ne laisse rien à redire: il maintient son intégrité du début à la fin.

Le poulet, moins sec qu'au Marroush (et on y trouve de la viande brune), est abondant, présent dans chaque bouchée. Notez.

Verdict: c'est très bon. Meilleur que Marroush? Je dis oui. Mathieu dit non. Mais nous aimons les deux. C'est en effet une expérience différente aux deux endroits. Les goûts, la structure, la grosseur des sandwichs et même l'ambiance des restaurants peuvent faire l'objet d'éloges ou de préférences. Difficile donc de trancher dans l'absolu entre ces deux restaurants.

C'est pas si grave. On ne se plaindra pas d'avoir un autre bon resto de shawarma.

10-03-20

Molto

Non mais quel courageux visage, n'est-ce pas? Cet individu, on le nomme Milan, un très bon ami à moi que je ne vois que trop peu, étant donnée sa tendance à s'éloigner à des milliers de kilomètres de moi. Mais nos rares rencontres sont toujours des événements emballants, illuminants. Bon, ça suffit à son sujet, parlons plutôt de quelque chose d'important: mon repas chez Molto.


Molto c'est nouveau. Quasi-nouveau. 2008? 2009? Une des deux. Bref, c'est nouveau. Mais c'est aussi bon. On le dit. Comme je le dis à chaque fois que je parle d'un restaurant du Vieux-Hull: beaucoup-de-clients-le-midi-difficile-d'avoir-des-clients-le-soir-comme-c'est-malheureux. Bon. Dans ce cas-ci, c'est encore plus malheureux. Comme le Bistro Saint-Jacques, on trouve ici un excellent restaurant, évidemment mené par un chef de cuisine compétent, avec un bel établissement en plus. Ça faisait déjà un instant que je voulais y aller, et quand j'appris que mon cher collègue Dufour y travaillait, et bien j'ai enfin succombé, hier midi.

Molto, si vous êtes de fins linguistes comme moi, c'est un mot italien, clin d'oeil implicite à la spécialité culinaire du resto: italienne. Un bruschetta à 9$ fut mon choix parmi d'autres entrées, toutes simples, mais dénotés par une attention aux ingrédients. Ici, l'excellent pain Art-Is-In (le meilleur choix qu'on puisse faire en région) forme une solide base pour des tomates biens charnues, un fromage de chèvre piquant, une huile d'olive parfumée et d'aromatiques feuilles de basilique. C'est un bon bruschetta, mais ce ne sera jamais le point culminant d'un repas.

Pour Milan, ce point culminant fut quelque peu decevant. Son sandwich végétarien (13$), également sur pain Art-Is-In, est restreint par sa température: il arrive trop froid. Cela empêche aux saveurs leur plein déploiement. On goûte à peine les portobellos, surtout le pesto de poivrons rouges et pas du tout le fromage de chèvre. Chaud, ou pressé, avec un fromage plus fondant, je crois que ce serait un superbe sandwich. Les frites sont bonnes, quoique parfois molles, bien salées.

La déception fut bien moindre dans mon cas. Je la dirais même absente. Un poulet gorgonzola, j'ai choisi. À 17$, je m'attendais à ce que ce poulet soit tendre et juteux, baignant dans une riche sauce piquante, arômatisée d'ail rôti, avec des pâtes habilement habillées d'huiles avec des courgettes minces amenant un soupçon de fraîcheur en bouche. J'ai eu raison, c'est ce que j'ai eu. Vraiment une belle assiette où, de toute évidence, chaque ingrédient est de qualité, et dûment exploité. Un bon conseil de mon cher M. Dufour.

Ayant couru le matin-même, malgré un rude rhume, je me suis cru méritant d'un dessert. Je mérite toujours un dessert dans le fond. La torte au chocolat et, d'abord, super belle, simple, élégante, avec un coulis de fraises rouge comme un bijou, chic. Le goût va de pair, profondément chocolaté, épais, lourd (ce sont des compliments) et heureusement pas trop sucré, défaut qui gâche tant de desserts.

Somme toute un très bon repas en excellente compagnie. Je devrais aller au resto plus souvent. Merci Milan!

Bistro Molto
131 Promenade du Portage,
Hull

10-03-18

Milles excuses

Je suis désolé de cet effroyable délai entre billets. J'ai plein de bonnes excuses, mais inutile de vous en faire part. Sachez par contre que bientôt, MDLF retrouvera une cadence régulière.


xox

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