10-04-26

Feleena's

Feleena's: un autre restaurant peusdo-mexicain avec décor coloré et menu tex-mex. Une entrée de calmars frits est sauvée par une salsa verde, tiède, forte et piquante. Le calmar, croustillant, fournit un peu trop d'exercice pour ma mâchoire.


Un tamales, espèce de mélange de semoule de maïs et de poulet cuit en papillote dans une feuille d'épi de maïs. Encore une présence décisive pour la salsa verde. Le sucre de la semoule avec l'acidulé de la sauce, c'est bon. La petite salade qu'on voit est plutôt ordinaire, sans vinaigrette quelconque. Il y a cependant de la coriandre, ouais.

Un chimichanga est comme un enchilada enflé de sauce et de fromage: quand même bon. Le poulet qu'on y trouve est tendre et l'ensemble sauce-fromage-viande-crémeux s'avère délicieux. Le riz souffre d'un manque de sel, comme les pommes de terres qui seraient, autrement, plutôt aimables.

Voici le chimichanga sectionné.

Un « mexican flag », soit trois enchilada, trois sauce et trois farces. Pas mal non plus, quoiqu'un peu salissant et mouillé.

Finalement, du poulet en sauce mole, la grande déception. Le poulet est tendre et juteux, mais la sauce, qui est reconnue pour sa riche et profonde complexité de saveurs, est fade au point où je me demandais si j'avais brûlé ma langue le jour d'avant, ce qui aurait pu expliquer une telle absence de goût. Triste un peu tsé.

Ce que je trouve plate dans de tels restaurant c'est qu'on fait toujours face au même répertoire limité d'ingrédients, réorganisés et représentés dans les mêmes plats. C'est sûr que pour certains c'est un peu dépaysant, mais c'est vraiment une piètre approximation de la véritable cuisine mexicaine.

C'est pas comme si vous mangiez mal chez Feleena's, mais pour le prix (tous les plats principaux ci-haut étaient en-haut de 13$), on trouve bien mieux. Les fast-foods mexicains où j'ai mangé dans le sud états-unien étaient trois fois meilleurs pour trois fois moins cher.

Feleena's
742 rue Bank
Ottawa

10-04-23

Quizno's!

J'sais pas pour vous autre, mais moi je trouve ça pas pire le Quizno's. C'est comme le fast-food américain qu'on choisit quand on veut se sentir un peu exotique et raffiné. Reste que c'est satisfaisant, et y commander c'est toujours une expérience inhabituelle et chouette. Il est aussi très amusant que de regarder son sandwich émergé de l'espèce de four tapis-roulant mécanique, une vraie merveille. Post-paiment, on est aussi confronté à un petit bar à condiments. Un petit tas de jalapenos, pour moi.


« Mais tsé, faut aussi parler du sandwich, Eric. » Que je suis nono. Assujetti aux pouvoirs d'influence des multiples publicités de l'établissement, j'ai dû commander un espèce de sandwich au boeuf et au fromage suisse fondu sur un pain à l'ail. Son appellation me laissa deviner un certain potentiel de délicieusité.

Et bien, voilà-ti donc que c'est pas mal bon. Ça goûte un peu le pain à l'ail générique, et le boeuf générique, mais le fromage lui ne goûte pas le générique. Peut-être seulement parce qu'il est adéquatement fondu, il est onctueux et heureux. La sauce au fromage parmesan est aussi très bien: ça goûte le parmesan. Finalement, l'addition généreuse de jalapenos marinés, de ma part, a couronné le tout d'une couronne de succès (en or) avec son goût épicé/acidulé. C'était du bon fast-food.

10-04-19

Des biscuits, kin

Salut en direct de notre salon. Mathieu et moi écoutions avec entrain le hockey quand une idée saugrenue fit entre nous son apparition: et si on faisait des biscuits? Si des idées viriles comme ça sont abondantes chez nous, la motivation ne l'est pas pour autant. Il nous fallait donc une recette simple. La voici:


1 tasse de sucre
1 tasse de beurre d'arachide
1 oeuf

Mathieu avait suggéré de substituer le sucre pour du jus Tropicana, mais je l'ai poliment ignoré.

Après 12 minutes dans un four à 350°F, on trouve ceci: des biscuits au beurre d'arachide. Quand même pas si mal. Ça ressemble à des biscuits.

Par maladresse, j'ai mal beurré la plaque à biscuits, ce qui a occasionné quelques difficultés quand est venu le temps de les en extirper. Cette erreur m'a valu le qualificatif d'« esti de cave » de la part de Mathieu. Nonobstant ceci, les biscuits sont bons. Leur dessous est croustillant et le milieu gluant et délectable. Ça goûte beaucoup le beurre d'arachide. C'était vraiment simple et rapide. Comme les deux buts des Capitals qu'on a manqués pendant la cuisson.

10-04-18

La vie en appartement

Bon dimanche soir. Ceci est le premier billet sur MDLF écrit à partir du nouvel appartement que je partage avec quelques personnages gentils. Ci-haut, vous pouvez voir la cuisine dudit appartement. L'image comprend une illusion d'optique: on dirait que les aimants du réfrigérateur sont arrangées dans sa partie inférieure pour épeler l'acronyme « SIDA ». So strange.


Tout va bien en appartement. J'y vis des expériences notoires comme: accrocher ma tête sur le coin du mur en pénétrant dans ma chambre; perdre la télécommande dans les craques du sofa; avoir froid en sortant de la douche. Je suis vraiment un adulte maintenant, on pourrait dire!

Vous vous demandez sans doute: « Mais qu'est-ce qu'Eric Ricou mange en appartement? » Laissez-moi vous répondre, donc.

Ceci est mon premier repas plus ou moins laborieux. Mirez ces boulettes au porc avec oignons sautés, ail, cumin et chili. Ne sont elles-pas adorables?

Et ces dés de poivrons rouges, d'oignons et de pommes de terre, tous baignant dans une huile d'olive parfumée par un mélange d'épices dit « italien » avec un peu de sel de mer.

Avec une gastrique de vin rouge (épaissie avec un peu de beurre) et un petit bout de pain, c'est un bon repas! Et facile! Et pas cher! Et il m'en reste pour demain!

La vie d'appartement c'est décidément chouette.

10-04-13

The Brig

Un fish & chips, quoi de plus pub? The Brig c'est un pub, si vous n'étiez pas au courant. Ce pub, il se situe dans le marché By. Si vous avez déjà fréquenté ce quartier, vous aurez noté, comme moi, qu'ils y sont nombreux les pubs. « Eric, est-ce que tu aimes les pubs? » Je ne me qualifierais pas de fervent amateur (je suis, en revanche, un fervent amateur de Coke Diète). Trop souvent, ces établissements sont foisonnants de gens avec lesquels je n'ai pas trop envie de m'associer. Casquettes de trucker, polos au col haussé, rires gras, comportement de American Pie: ça fait pas trop Eric Ricou. Je parais peut-être snob, mais bon, on a chacun des endroits où on se sent à l'aise, et pour ma part, c'est pas avec ces gens-là. Je généralise probablement, de toute façon.


QU'IMPORTE, mes parents, eux, aiment bien les pubs. Leurs voyages en terres britanniques a probablement eu une incidence ici. Quand vient le temps de suggérer un restaurant pas trop compliqué, les pubs reviennent souvent. C'est une de leurs tendances qui m'irrite, mais bon, j'accepte en bon fils respectueux. The Brig c'est pas si mal dans le fond. C'est moins pub stéréotype quétaine qu'ailleurs. Le court menu est même semi-intéressant. Donc allons-y.

Un fish & chips, je disais donc, on voit souvent ça dans des pubs. Au Brig, c'est un filet d'aiglefin dans une panure de Bass Ale (15,99$). Oui c'est cher. C'est dans le marché. Voilà. Bon, filet d'aiglefin: bon. Bien cuit, croustillant sans être lourd. Un bon ficheuntchip. La sauce tartare, piquée aux jalapenos, est très paisante, avec une petite chaleur surprenante. Les frites, on a vu mieux, mais, badigeonnées de la sauce tartare, on les mange quand même.

Bien sûr, ma mère, qui aime les pubs, mange des salades dans des pubs. Ceci est une salade asiatique d'entrecôte mariné (13,99$). Asiatique pourquoi? À cause de petites nouilles de riz croustillantes et de morceaux de gingembre mariné. Les deux critères de l'asiatisme, bien sûr. Mais c'est bon. L'entrecôte est d'un saignant superbe, avec une belle croûte salée. Le reste est bien habillé de la vinaigrette « wasabi soy », salée et pas vraiment wasabienne. Les tomates sont sucrées et juteuses: plaisantes. Pour le prix, on est pas renversé, mais on se plaint pas pour autant.

La côtelette de porc, fourrée aux pommes et au cheddar âgé dans une sauce au chorizo et cidre de pomme assis sur un lit de pommes de terres pilées à l'ail (17,99$) est le genre de truc que je n'ai pas le goût de commander parce que c'est chiant à retapper sur mon blogue. Mais je me sacrifie pour vous. Ça quand même l'air bon, je dirais. Je suis bon photographe. L'est-ce? Oui et non. Le porc est merveilleux: succulent, tendre, riche et croustillant. Les pommes de terres légèrement parfumée à l'ail sont légères, absorbant bien les jus de la côtelette. Cependant, les pommes qui se trouvent dans la côtelette déçoivent un peu. Je ne comprends pas pourquoi, mais on a décidé de les faires sauter avec de la cannelle. De la cannelle. (De la cannelle.) Soupir. Ça saute au nez et distrait des autres saveurs, comme le fromage, qui est joue un rôle très secondaire. La sauce est pas si mal, crémeuse, sucrée/salée: mais je n'aurais su identifier les composantes.

Sacrées pommes à la cannelle.


Vu que la serveuse était jolie et me faisait des p'tits yeux (peut-être pas, là), j'ai décidé de prendre un dessert, pour prolonger notre présence mutuelle. Deep-fried ice cream (6,95$). Toujours difficile à résister. Donc, ci-haut, ce n'est pas une immense croquette de poulet (quoique je serais le premier à m'en réjouir), mais une boule de crème glacée, grande comme mon poing (plus grand, j'ai un petit poing), recouverte d'une croûte d'un mélange de corn-flakes, de sucre et de cannelle, trempée dans de l'huile très chaude. Leur version est un peu trop sucrée selon moi. Habituellement, il y aurait un léger contraste salé, clé du bon dessert. La boule est un peu grosse. Une grosse boule, tsé. Un instant, laissez-moi me reprendre: mon frère aussi a commandé le même dessert. Deux grosses boules (HAHAHA). Quand les boules sont trop grosses, alors le processus de friture de fait pas fondre légèrement la crème glacée comme il se ferait si les boules étaient plus raisonnables. J'aurais préféré de raisonnables boules.

7/10 = quand même un bon repas. Mais pour le prix, il y a mieux.

The Brig
23 rue York
Ottawa

10-04-09

Amiral Restaurant: suite

L'assiette shawarma est une belle chose. Poulet, riz, patates, sauce à l'ail, hummus, salade, légumes marinés, pita: un groupe sympathique. Et c'est bien fait chez Amiral Restaurant. Tout est frais, la viande est tendre et la portion est immense.


Mais puisqu'on parle déjà de groupes sympathiques, j'ai une petite nouvelle pertinente pour le blogue. J'aménage en appartement avec deux coquins, Mathieu et Vincent. Pourquoi est-ce pertinent? Parce que je serai dorénavant obligé de cuisiner davantage, me donnant donc l'occasion de partager des recettes et des repas maisons sur le blogue! Exaltation! De plus, on déménage près de deux établissements gastronomiques phares de la région: La Station et le Tuscano's. Je tolère difficilement cette anticipation!

Pookie's Thai 2

Puisque ma dernière visite chez Pookie's Thai avait été si plaisante, pourquoi pas un petit retour?


Une belle surprise que la soupe à la crème de noix de coco et crevettes: également sucrée et salée, elle fournit un point de départ léger et savoureux au reste du repas.

Ces petits bouquets de pâte frite sont la version thaïlandaise des rouleaux de printemps. La poche renferme du porc juteux et salé. Jolis et intéressants, ils sont cependant plus difficiles à manger qu'un rouleau traditionnel.

Le voici de plus près. Notez le noeud d'herbe quelqconque qui attache le tout. Adorable!

Je n'ai pu résisté: j'ai encore commandé le cari au canard, raisins et ananas. Encore une fois riche, onctueux, sucré, salé, acidulé: une expérience gastronomique envoûtante.

Les parents prennent également des caris, un au boeuf, impossiblement tendre, et l'autre au poulet, que je n'ai pas goûté. Il est plutôt difficile de faire un mauvais choix sur ce menu.

Un sauté de nouilles aux fruits de mer pour mon frère: les nouilles sont les plus remarquables, tendres mais consistantes, infuses des arômes et épices du reste de l'assiette. Je les mangerais seules dans un grand bol.

Délicieux!

Pookie's Thai
2280 avenue Carling
Ottawa

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