10-05-25

La Dolce Vita

C'est plutôt estival dehors, n'est-ce pas? C'est mon avis. Ce temps estival occasionne un désir chez moi d'être dehors. Donc, terrasses. La Dolce Vita a une terrasse. Sa terrasse se trouve dehors, critère important. Ce resto italien n'était pas très occupé le dimanche soir que je m'y trouvais. Néanmoins, un serveur agité s'est vite empressé de nous dire où l'on ne pouvait pas s'asseoir sur ladite terrasse. Assis, on attend un peu trop longtemps le menu, un peu trop longtemps nos verres et un peu trop longtemps nos assiettes. Tout ça avec un service brusque, un peu gênant. Mais il fait beau, et on mange. Ci-haut, des fettucini dans une sauce de vin blanc crèmeuse avec basilique, poulet et coeurs d'artichaut. C'est riche en beurre et en crème, une bonne chose. Le basilique laisse un beau parfum à travers le tout, le poulet est tendre et suffisant et les coeurs d'artichauts, bons comme des coeurs d'artichauts. C'est un plat de pâte satisfaisant, généreux et riche en saveur, malgré son aspect un peu ordinaire.


Ici une pizza au prosciutto, aux coeurs d'artichaut (encooore), au fromage de chèvre et au mozzarella. Les ingrédients sont tous de qualité, mais leur répartition laisse un peu à désirer, et fait en sorte qu'on se trouve avec des bouchées parfois trop salées.

La pizza est à croûte mince, avec assez peu de poches d'air (four au gaz, ouais). Reste qu'elle est bien assaisonnée, légère est croustillante, surtout vers la cornicione. Comme les ingrédients, la sauce n'est pas répartie de façon très équilibrée. Une bonne pizza qui pourrait être meilleure avec un peu d'attention.

Le calzone a toujours été un plat qui m'a déçu. Petit, je m'imaginais toujours une espèce de pizza pochette gourmet. À Dolce Vita, c'est une appellation qui convient. Comme on peut voir, c'est une assez grosse poche de pâte qu'on a là, avec la même pâte que dans la pizza.


Ce calzone se voit fourrer de jambon, de poulet, de mozzarella et de sauce tomate. C'est lourd, graisseux et délicieux. Un plaisir pour les gourmands de ma sorte.

Je refuse rarement les tiramisus. Mais je le ferai dorénavant, ici. La présentation, d'abord, est quasi-risible. Je ne veux pas de parapluie, ni d'une tonne de crème fouettée sur mon tiramisu. Ça contribue pas vraiment au succès du dessert.

Le tiramisu n'est pas à point. On ne retrouve pas vraiment cet amalgame de goûts et textures qui est le capital de ce dessert. Mouin.

Pas si mal comme repas. L'endroit, dans l'ensemble, me donne l'impression d'être dépassé: le menu, le décor, le service, la musique. C'est comme l'idéal kitsch du resto italien des années '90. Une modernisation serait de mise, bien qu'on ne mange pas mal ici.

La Dolce Vita
180 rue Preston
Ottawa

10-05-23

Suède 4:photos suite






Confiture et fromage: un délice au déjeuner.


Cuisine trop jolie.





Encore une délicieuse salade de patates suédoise.





Il y a des ailes de poulet au McDo en Suède. Pas si mal.


Soleil + resto = mon bonheur.








10-05-18

Suède 3: photos

Voici d'autres photos du voyage, toutes plus ou moins relatives à la bouffe. J'en mettrai d'autres probablement.


Les tubes.





Les joies du poudding au riz suédois.


Un achat à déconseiller.










































Pire sandwich à Copenhague.

10-05-17

Suède 2: restos

Stockholm au printemps, c'est l'air frais, le soleil chaud et un ciel des plus bleus. Un beau temps pour être sur les terrasses.


On était pas les seuls à avoir cette idée, je crois. Les restaurants suédois sont généralement chers. Au souper, les plats principaux coûtent très souvent en haut de 20$, prix qui ne convient pas trop à nos contraintes économiques de jeunes voyageurs étudiants. Le midi, en revanche, les prix sont beaucoup plus abordables, avec des plats principaux à environ 10-15$, et ce incluant pain, salade, jus, café. Pas si mal. Tous les restaurants qu'on a visité suivaient ce même modèle pour ce qui est de la commande des mets: on se présente à un comptoir, on commande, paie, et on se fait amener nos assiettes. « C'est différent ici. »

Ça c'est un espèce de ragoût de poisson, commandé au restaurant Snaps dans le Medborgarplatsen à Stockholm, espèce de grande place cernée par bars et restos. La terrasse est immense et pleine, donc on y va. Mais c'est un peu décevant: poisson caoutchouteux, riz cuit il y a trop longtemps. Le poisson est un poisson blanc qu'ils nomment vitling, soit le merlan, soit un poisson que je ne connais pas du tout.

Des pâtes, au même endroit. Assez ordinaire aussi, quoique moins décevant que le poisson. Au moins on était au soleil et entouré de belles personnes.

Ici, c'est un petit restaurant, Mezzo, qui sert des mezze à Helsingborg, dans le sud-ouest suédois. Du kefta pour moi, avec un plaisant et prononcé goût d'agneau, pas trop huileux, bien assaisonné, miam. Le couscous était aussi des plus délicieux qu'il m'est arrivé de goûter: bonne quantité d'huile d'olive, de la sauce tomate, olives, brocoli et autres légumes que j'oublie maintenant. L'hummus et le baba ghanoush, faits sur place, sont délicieux et crémeux. Une belle assiette.

Encore à Mezzo, des pâtes au jambon de Parme: étrange présentation. Vincent a éprouvé quelques difficultés à couper et répartir son jambon parmi ses pâtes, mais semblait néanmoins satisfait du plat. Des jolies couleurs aussi woooow.

De retour à Stockholm, sur un espèce de resto flottant sur l'eau qu'on a su résister (on mange sur l'eau! dans le soleil! à Stockholm!). Ici, c'est un plat traditionnel suédois, ou presque. Au lieu de boulettes de viandes, on a un « steak », ici assaisonné et parcouru d'oignons. Sauce brune, crémeuse, salé avec une petite note presque sucré. Ils aiment les patates en Suède et ils savent les cuisiner: les patates pilées ici sont parfaites. Des baies d'un rouge profond, sucrées, amères, acides donnent un bon contraste aux autres saveurs. Ce sont des lingonberries, soit des baies d'airelle rouge. Une excellente assiette.

Passons maintenant à un centre d'achat de Malmö, où un filet de saumon avec patates, sauce et citron m'a bien régalé. Le saumon est fin, léger et succulent, accompagné de manière assez classique par du citron et de l'aneth. Mais, ce sont les carottes rôties qui m'ont vraiment bouleversé: elle sont parfaites, salées à l'extérieur, pas trop molles, hyper-sucrées à l'intérieur. J'en mangerais une assiette et serais satisfait.

Finalement, peut-être notre meilleur repas au resto en Suède, à Göteborg. En traversant un marché du centre-ville, le ventre un peu vide, on remarque quelques comptoirs où on sert des dîners. On s'asseoit. Pour moi, un filet de vittling frit avec une mayonnaise maison, bien épaisse à cause des morceaux d'oeuf cuit dur qui s'y trouvent. Des pommes de terres parfaitements tendres s'y rajoutent. Un repas superbe, bien que si simple, avec toutes ces saveurs s'entremêlant sans conflit. Ça goûte la Suède.

Vincent lui choisit le « steak de dinde », met que nous n'avions jamais vu. C'est très bon, finalement. Même excellent. La dinde est fortement assaisonnée, et cuite roulée, comme on peut le voir. Une sauce brune et une sauce au feta complémentent le tout, qui est accompagné d'une salade de patate. Miam.

Le resto goûte toujours meilleur quand on est en vacance, je crois.

10-05-16

Mon retour et Suède 1: fromage en tube

Me revoilà en territoire québécois après un divertissant périple suédois. Il est un peu difficile de parler du voyage si tôt après être revenu. C'est avec le recul que mes impressions du voyage et mon appréciation réelle s'installeront. Mais, sommairement, c'était un succès. Tout plein de belles choses, de drôles de choses et curieuses choses. Je n'ai pas perdu mes instincts gourmands rendu là-bas, photographiant pas mal tout le comestible qu'on recontrait. Mais ce n'était pas pour autant le but de notre voyage. Je n'ai donc pas vraiment fait de critiques sérieuses (c'est jamais vraiment sérieux là, mais tsé), et je n'ai pas fait d'efforts particuliers pour explorer de fond en comble la culture alimentaire suédoise. Peut-être si Vincent et moi étions un peu plus riches, je l'aurais convaincu de visiter tout plein de grands restos. Ce n'est pas le cas, par contre, et la majorité de nos repas venaient de l'épicerie.


Dans toutes les épiceries de la Suède, vous trouverez une sélection plus ou moins grande de ces tubes de ost, dans une variété étonnante de saveur. Au début, on trouvait ça bizarre. Avec le temps, notre curiosité en est venue au point d'ébullition, et on n'a pu résister. Premier achat: le Bacon Ost, choix évident, parce que le bacon c'est toujours bon.

Bon peut-être pas hein. Ost ça veut dire fromage en suédois, mais ce n'est pas du tout évident quand on goûte ce produit. La texture est comme une mayonnaise un peu moins légère et crémeuse, avec des petites granules de simili-bacon. Le goût est d'abord très salé, cédant ensuite à un fort goût de bacon artificiel. C'est vraiment pas très bon. Et ça ne goûte pas le fromage du tout.

Dans les commentaires du blog, un lecteur a suggéré qu'on se procure le tube au saumon fumé. Soit.

C'est décidément mieux. La texture du Lax Ost est encore des plus étranges, mais le goût, quoiqu'un peu salé, rappelle bien mieux le saumon fumé que la version bacon. Vincent y a même pris goût. On retrouve d'autres saveurs comme crabe, feta et tomates séchées, jambon, crevette et champignon. C'est tout à fait curieux comme phénomène. On a conclu que les Suédois en mangeait sur leurs espèces de canapés, ou toasts, qu'on mange presque partout dans le pays. On ne retrouvera pas ça dans nos épiceries de si tôt.

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