2010-05-18

Suède 3: photos

Voici d'autres photos du voyage, toutes plus ou moins relatives à la bouffe. J'en mettrai d'autres probablement.


Les tubes.





Les joies du poudding au riz suédois.


Un achat à déconseiller.










































Pire sandwich à Copenhague.

2010-05-17

Suède 2: restos

Stockholm au printemps, c'est l'air frais, le soleil chaud et un ciel des plus bleus. Un beau temps pour être sur les terrasses.


On était pas les seuls à avoir cette idée, je crois. Les restaurants suédois sont généralement chers. Au souper, les plats principaux coûtent très souvent en haut de 20$, prix qui ne convient pas trop à nos contraintes économiques de jeunes voyageurs étudiants. Le midi, en revanche, les prix sont beaucoup plus abordables, avec des plats principaux à environ 10-15$, et ce incluant pain, salade, jus, café. Pas si mal. Tous les restaurants qu'on a visité suivaient ce même modèle pour ce qui est de la commande des mets: on se présente à un comptoir, on commande, paie, et on se fait amener nos assiettes. « C'est différent ici. »

Ça c'est un espèce de ragoût de poisson, commandé au restaurant Snaps dans le Medborgarplatsen à Stockholm, espèce de grande place cernée par bars et restos. La terrasse est immense et pleine, donc on y va. Mais c'est un peu décevant: poisson caoutchouteux, riz cuit il y a trop longtemps. Le poisson est un poisson blanc qu'ils nomment vitling, soit le merlan, soit un poisson que je ne connais pas du tout.

Des pâtes, au même endroit. Assez ordinaire aussi, quoique moins décevant que le poisson. Au moins on était au soleil et entouré de belles personnes.

Ici, c'est un petit restaurant, Mezzo, qui sert des mezze à Helsingborg, dans le sud-ouest suédois. Du kefta pour moi, avec un plaisant et prononcé goût d'agneau, pas trop huileux, bien assaisonné, miam. Le couscous était aussi des plus délicieux qu'il m'est arrivé de goûter: bonne quantité d'huile d'olive, de la sauce tomate, olives, brocoli et autres légumes que j'oublie maintenant. L'hummus et le baba ghanoush, faits sur place, sont délicieux et crémeux. Une belle assiette.

Encore à Mezzo, des pâtes au jambon de Parme: étrange présentation. Vincent a éprouvé quelques difficultés à couper et répartir son jambon parmi ses pâtes, mais semblait néanmoins satisfait du plat. Des jolies couleurs aussi woooow.

De retour à Stockholm, sur un espèce de resto flottant sur l'eau qu'on a su résister (on mange sur l'eau! dans le soleil! à Stockholm!). Ici, c'est un plat traditionnel suédois, ou presque. Au lieu de boulettes de viandes, on a un « steak », ici assaisonné et parcouru d'oignons. Sauce brune, crémeuse, salé avec une petite note presque sucré. Ils aiment les patates en Suède et ils savent les cuisiner: les patates pilées ici sont parfaites. Des baies d'un rouge profond, sucrées, amères, acides donnent un bon contraste aux autres saveurs. Ce sont des lingonberries, soit des baies d'airelle rouge. Une excellente assiette.

Passons maintenant à un centre d'achat de Malmö, où un filet de saumon avec patates, sauce et citron m'a bien régalé. Le saumon est fin, léger et succulent, accompagné de manière assez classique par du citron et de l'aneth. Mais, ce sont les carottes rôties qui m'ont vraiment bouleversé: elle sont parfaites, salées à l'extérieur, pas trop molles, hyper-sucrées à l'intérieur. J'en mangerais une assiette et serais satisfait.

Finalement, peut-être notre meilleur repas au resto en Suède, à Göteborg. En traversant un marché du centre-ville, le ventre un peu vide, on remarque quelques comptoirs où on sert des dîners. On s'asseoit. Pour moi, un filet de vittling frit avec une mayonnaise maison, bien épaisse à cause des morceaux d'oeuf cuit dur qui s'y trouvent. Des pommes de terres parfaitements tendres s'y rajoutent. Un repas superbe, bien que si simple, avec toutes ces saveurs s'entremêlant sans conflit. Ça goûte la Suède.

Vincent lui choisit le « steak de dinde », met que nous n'avions jamais vu. C'est très bon, finalement. Même excellent. La dinde est fortement assaisonnée, et cuite roulée, comme on peut le voir. Une sauce brune et une sauce au feta complémentent le tout, qui est accompagné d'une salade de patate. Miam.

Le resto goûte toujours meilleur quand on est en vacance, je crois.

2010-05-16

Mon retour et Suède 1: fromage en tube

Me revoilà en territoire québécois après un divertissant périple suédois. Il est un peu difficile de parler du voyage si tôt après être revenu. C'est avec le recul que mes impressions du voyage et mon appréciation réelle s'installeront. Mais, sommairement, c'était un succès. Tout plein de belles choses, de drôles de choses et curieuses choses. Je n'ai pas perdu mes instincts gourmands rendu là-bas, photographiant pas mal tout le comestible qu'on recontrait. Mais ce n'était pas pour autant le but de notre voyage. Je n'ai donc pas vraiment fait de critiques sérieuses (c'est jamais vraiment sérieux là, mais tsé), et je n'ai pas fait d'efforts particuliers pour explorer de fond en comble la culture alimentaire suédoise. Peut-être si Vincent et moi étions un peu plus riches, je l'aurais convaincu de visiter tout plein de grands restos. Ce n'est pas le cas, par contre, et la majorité de nos repas venaient de l'épicerie.


Dans toutes les épiceries de la Suède, vous trouverez une sélection plus ou moins grande de ces tubes de ost, dans une variété étonnante de saveur. Au début, on trouvait ça bizarre. Avec le temps, notre curiosité en est venue au point d'ébullition, et on n'a pu résister. Premier achat: le Bacon Ost, choix évident, parce que le bacon c'est toujours bon.

Bon peut-être pas hein. Ost ça veut dire fromage en suédois, mais ce n'est pas du tout évident quand on goûte ce produit. La texture est comme une mayonnaise un peu moins légère et crémeuse, avec des petites granules de simili-bacon. Le goût est d'abord très salé, cédant ensuite à un fort goût de bacon artificiel. C'est vraiment pas très bon. Et ça ne goûte pas le fromage du tout.

Dans les commentaires du blog, un lecteur a suggéré qu'on se procure le tube au saumon fumé. Soit.

C'est décidément mieux. La texture du Lax Ost est encore des plus étranges, mais le goût, quoiqu'un peu salé, rappelle bien mieux le saumon fumé que la version bacon. Vincent y a même pris goût. On retrouve d'autres saveurs comme crabe, feta et tomates séchées, jambon, crevette et champignon. C'est tout à fait curieux comme phénomène. On a conclu que les Suédois en mangeait sur leurs espèces de canapés, ou toasts, qu'on mange presque partout dans le pays. On ne retrouvera pas ça dans nos épiceries de si tôt.

2010-05-02

Je suis...

En Suede (pas d'accents). Je reviens dans 10 jours. A date, je mange beaucoup de sandwichs et regarde avec méfiance la large sélection de tubes remplis de pate de homard, de crabe, de foie, de jambon, etc. a l'epicerie. Je vous reviens avec photos et anecdotes. Bises.

2010-04-26

Feleena's

Feleena's: un autre restaurant peusdo-mexicain avec décor coloré et menu tex-mex. Une entrée de calmars frits est sauvée par une salsa verde, tiède, forte et piquante. Le calmar, croustillant, fournit un peu trop d'exercice pour ma mâchoire.


Un tamales, espèce de mélange de semoule de maïs et de poulet cuit en papillote dans une feuille d'épi de maïs. Encore une présence décisive pour la salsa verde. Le sucre de la semoule avec l'acidulé de la sauce, c'est bon. La petite salade qu'on voit est plutôt ordinaire, sans vinaigrette quelconque. Il y a cependant de la coriandre, ouais.

Un chimichanga est comme un enchilada enflé de sauce et de fromage: quand même bon. Le poulet qu'on y trouve est tendre et l'ensemble sauce-fromage-viande-crémeux s'avère délicieux. Le riz souffre d'un manque de sel, comme les pommes de terres qui seraient, autrement, plutôt aimables.

Voici le chimichanga sectionné.

Un « mexican flag », soit trois enchilada, trois sauce et trois farces. Pas mal non plus, quoiqu'un peu salissant et mouillé.

Finalement, du poulet en sauce mole, la grande déception. Le poulet est tendre et juteux, mais la sauce, qui est reconnue pour sa riche et profonde complexité de saveurs, est fade au point où je me demandais si j'avais brûlé ma langue le jour d'avant, ce qui aurait pu expliquer une telle absence de goût. Triste un peu tsé.

Ce que je trouve plate dans de tels restaurant c'est qu'on fait toujours face au même répertoire limité d'ingrédients, réorganisés et représentés dans les mêmes plats. C'est sûr que pour certains c'est un peu dépaysant, mais c'est vraiment une piètre approximation de la véritable cuisine mexicaine.

C'est pas comme si vous mangiez mal chez Feleena's, mais pour le prix (tous les plats principaux ci-haut étaient en-haut de 13$), on trouve bien mieux. Les fast-foods mexicains où j'ai mangé dans le sud états-unien étaient trois fois meilleurs pour trois fois moins cher.

Feleena's
742 rue Bank
Ottawa

2010-04-23

Quizno's!

J'sais pas pour vous autre, mais moi je trouve ça pas pire le Quizno's. C'est comme le fast-food américain qu'on choisit quand on veut se sentir un peu exotique et raffiné. Reste que c'est satisfaisant, et y commander c'est toujours une expérience inhabituelle et chouette. Il est aussi très amusant que de regarder son sandwich émergé de l'espèce de four tapis-roulant mécanique, une vraie merveille. Post-paiment, on est aussi confronté à un petit bar à condiments. Un petit tas de jalapenos, pour moi.


« Mais tsé, faut aussi parler du sandwich, Eric. » Que je suis nono. Assujetti aux pouvoirs d'influence des multiples publicités de l'établissement, j'ai dû commander un espèce de sandwich au boeuf et au fromage suisse fondu sur un pain à l'ail. Son appellation me laissa deviner un certain potentiel de délicieusité.

Et bien, voilà-ti donc que c'est pas mal bon. Ça goûte un peu le pain à l'ail générique, et le boeuf générique, mais le fromage lui ne goûte pas le générique. Peut-être seulement parce qu'il est adéquatement fondu, il est onctueux et heureux. La sauce au fromage parmesan est aussi très bien: ça goûte le parmesan. Finalement, l'addition généreuse de jalapenos marinés, de ma part, a couronné le tout d'une couronne de succès (en or) avec son goût épicé/acidulé. C'était du bon fast-food.

2010-04-19

Des biscuits, kin

Salut en direct de notre salon. Mathieu et moi écoutions avec entrain le hockey quand une idée saugrenue fit entre nous son apparition: et si on faisait des biscuits? Si des idées viriles comme ça sont abondantes chez nous, la motivation ne l'est pas pour autant. Il nous fallait donc une recette simple. La voici:


1 tasse de sucre
1 tasse de beurre d'arachide
1 oeuf

Mathieu avait suggéré de substituer le sucre pour du jus Tropicana, mais je l'ai poliment ignoré.

Après 12 minutes dans un four à 350°F, on trouve ceci: des biscuits au beurre d'arachide. Quand même pas si mal. Ça ressemble à des biscuits.

Par maladresse, j'ai mal beurré la plaque à biscuits, ce qui a occasionné quelques difficultés quand est venu le temps de les en extirper. Cette erreur m'a valu le qualificatif d'« esti de cave » de la part de Mathieu. Nonobstant ceci, les biscuits sont bons. Leur dessous est croustillant et le milieu gluant et délectable. Ça goûte beaucoup le beurre d'arachide. C'était vraiment simple et rapide. Comme les deux buts des Capitals qu'on a manqués pendant la cuisson.

2010-04-18

La vie en appartement

Bon dimanche soir. Ceci est le premier billet sur MDLF écrit à partir du nouvel appartement que je partage avec quelques personnages gentils. Ci-haut, vous pouvez voir la cuisine dudit appartement. L'image comprend une illusion d'optique: on dirait que les aimants du réfrigérateur sont arrangées dans sa partie inférieure pour épeler l'acronyme « SIDA ». So strange.


Tout va bien en appartement. J'y vis des expériences notoires comme: accrocher ma tête sur le coin du mur en pénétrant dans ma chambre; perdre la télécommande dans les craques du sofa; avoir froid en sortant de la douche. Je suis vraiment un adulte maintenant, on pourrait dire!

Vous vous demandez sans doute: « Mais qu'est-ce qu'Eric Ricou mange en appartement? » Laissez-moi vous répondre, donc.

Ceci est mon premier repas plus ou moins laborieux. Mirez ces boulettes au porc avec oignons sautés, ail, cumin et chili. Ne sont elles-pas adorables?

Et ces dés de poivrons rouges, d'oignons et de pommes de terre, tous baignant dans une huile d'olive parfumée par un mélange d'épices dit « italien » avec un peu de sel de mer.

Avec une gastrique de vin rouge (épaissie avec un peu de beurre) et un petit bout de pain, c'est un bon repas! Et facile! Et pas cher! Et il m'en reste pour demain!

La vie d'appartement c'est décidément chouette.

2010-04-13

The Brig

Un fish & chips, quoi de plus pub? The Brig c'est un pub, si vous n'étiez pas au courant. Ce pub, il se situe dans le marché By. Si vous avez déjà fréquenté ce quartier, vous aurez noté, comme moi, qu'ils y sont nombreux les pubs. « Eric, est-ce que tu aimes les pubs? » Je ne me qualifierais pas de fervent amateur (je suis, en revanche, un fervent amateur de Coke Diète). Trop souvent, ces établissements sont foisonnants de gens avec lesquels je n'ai pas trop envie de m'associer. Casquettes de trucker, polos au col haussé, rires gras, comportement de American Pie: ça fait pas trop Eric Ricou. Je parais peut-être snob, mais bon, on a chacun des endroits où on se sent à l'aise, et pour ma part, c'est pas avec ces gens-là. Je généralise probablement, de toute façon.


QU'IMPORTE, mes parents, eux, aiment bien les pubs. Leurs voyages en terres britanniques a probablement eu une incidence ici. Quand vient le temps de suggérer un restaurant pas trop compliqué, les pubs reviennent souvent. C'est une de leurs tendances qui m'irrite, mais bon, j'accepte en bon fils respectueux. The Brig c'est pas si mal dans le fond. C'est moins pub stéréotype quétaine qu'ailleurs. Le court menu est même semi-intéressant. Donc allons-y.

Un fish & chips, je disais donc, on voit souvent ça dans des pubs. Au Brig, c'est un filet d'aiglefin dans une panure de Bass Ale (15,99$). Oui c'est cher. C'est dans le marché. Voilà. Bon, filet d'aiglefin: bon. Bien cuit, croustillant sans être lourd. Un bon ficheuntchip. La sauce tartare, piquée aux jalapenos, est très paisante, avec une petite chaleur surprenante. Les frites, on a vu mieux, mais, badigeonnées de la sauce tartare, on les mange quand même.

Bien sûr, ma mère, qui aime les pubs, mange des salades dans des pubs. Ceci est une salade asiatique d'entrecôte mariné (13,99$). Asiatique pourquoi? À cause de petites nouilles de riz croustillantes et de morceaux de gingembre mariné. Les deux critères de l'asiatisme, bien sûr. Mais c'est bon. L'entrecôte est d'un saignant superbe, avec une belle croûte salée. Le reste est bien habillé de la vinaigrette « wasabi soy », salée et pas vraiment wasabienne. Les tomates sont sucrées et juteuses: plaisantes. Pour le prix, on est pas renversé, mais on se plaint pas pour autant.

La côtelette de porc, fourrée aux pommes et au cheddar âgé dans une sauce au chorizo et cidre de pomme assis sur un lit de pommes de terres pilées à l'ail (17,99$) est le genre de truc que je n'ai pas le goût de commander parce que c'est chiant à retapper sur mon blogue. Mais je me sacrifie pour vous. Ça quand même l'air bon, je dirais. Je suis bon photographe. L'est-ce? Oui et non. Le porc est merveilleux: succulent, tendre, riche et croustillant. Les pommes de terres légèrement parfumée à l'ail sont légères, absorbant bien les jus de la côtelette. Cependant, les pommes qui se trouvent dans la côtelette déçoivent un peu. Je ne comprends pas pourquoi, mais on a décidé de les faires sauter avec de la cannelle. De la cannelle. (De la cannelle.) Soupir. Ça saute au nez et distrait des autres saveurs, comme le fromage, qui est joue un rôle très secondaire. La sauce est pas si mal, crémeuse, sucrée/salée: mais je n'aurais su identifier les composantes.

Sacrées pommes à la cannelle.


Vu que la serveuse était jolie et me faisait des p'tits yeux (peut-être pas, là), j'ai décidé de prendre un dessert, pour prolonger notre présence mutuelle. Deep-fried ice cream (6,95$). Toujours difficile à résister. Donc, ci-haut, ce n'est pas une immense croquette de poulet (quoique je serais le premier à m'en réjouir), mais une boule de crème glacée, grande comme mon poing (plus grand, j'ai un petit poing), recouverte d'une croûte d'un mélange de corn-flakes, de sucre et de cannelle, trempée dans de l'huile très chaude. Leur version est un peu trop sucrée selon moi. Habituellement, il y aurait un léger contraste salé, clé du bon dessert. La boule est un peu grosse. Une grosse boule, tsé. Un instant, laissez-moi me reprendre: mon frère aussi a commandé le même dessert. Deux grosses boules (HAHAHA). Quand les boules sont trop grosses, alors le processus de friture de fait pas fondre légèrement la crème glacée comme il se ferait si les boules étaient plus raisonnables. J'aurais préféré de raisonnables boules.

7/10 = quand même un bon repas. Mais pour le prix, il y a mieux.

The Brig
23 rue York
Ottawa

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